Le crack boursier actuel me suggère quelques réflexions. Chacun sait que depuis les années 75 la finance a pris le pas sur l'économie réelle: celle de la création de richesses.

Cependant, dans le système, il y a toujours eu des plus voleurs que d'autres. Les Etats -Unis, depuis longtemps, savent exporter leurs manigances financières et les faire supporter par d'autres.

Le dollar représente ce rôle, chacun peut se souvenir de la façon dont les américains, maitre du système, ont pu financer la guerre du Viet-Nam, pour ne prendre que cet exemple.

Il est vrai qu'être le gendarme du monde capitaliste impose que les autres payent leurs contributions et le dollar avec ses "hauts et se bas" sert à cela.

Mais ici, avec cette crise provenant des subprimes accordées aux ménages américains pour financer leur achat immobiliers, le vol est encore plus manifeste.

Les banquiers se sont largement servis en piquant le pognon du peuple pour une "chanson bien chanté": 'venait vous aurez toutes sortes de prêts sans obligation mais laisser nous fixer le taux d'intérêt'. Il se sont engraissés les "salauds" sur le dos des salariés qui révaient, eux aussi, comme les riches, d'avoir leurs logements, et pendant ce temps là le capital lui ne rechignait pas à la tâche: gagner de l'argent sur tous les tableaux, par les taux d'intérêts, par la baisse du pouvoir d'achat des salariés américains, par la revente de leur logement avec une plus-value immobilière.

On extirpe ainsi la plus-value en exploitant au maximum une main d'oeuvre docile et puis cette main d'oeuvre docile on lui extirpe une partie de la plus value cedée en salaire en la lui volant par les taux d'intérêts de plus en plus élevés.

Résultat la contradiction du système capitaliste éclate en plein yeux; le système montre ses limites dans la récupération de la plus value.

De même, cette crise nous montre la malfaisance du capital, les banques centrales, gendarmes du capital, refusent de prêter pour le développement arguant le risque d'inflation et les voilà maintenant qu'elles libèrent des centaines de milliards d'euros ou de dollars pour redresser les comptes des actionnaires ou tout au moins freiner la dégringolade.

Nous voyons bien, à travers cette crise, la malfaisance du capitalisme.

Sarkozy et sa "Lagarde Financière" auront beau nous dire qu'il faut mériter par le travail; ici dans cette crise ce que l'on voit c'est que Sarkozy et Lagarde du capital, défendent le fric qui spécule.

Une dernière remarque, le parti communiste devrait être beaucoup plus à l'offensive pour expliquer tous les ressorts de ce système capitaliste qui gruge les petits car c'est eux qui vont payer les dégats comme le payent actuellement les salariés américains que la capital a roulé dans la farine.

Voilà un sujet qui mériterait un vaste débat dans toutes les entreprises et les cités; pourquoi nos dirigeants ne reviendraient -ils pas de vacances eux aussi pour débattre et là nous pourrions au moins nous mettre en rapport avec le réel.

Faire du communisme aujourd'hui c'est prendre "à bras-le corps" la réalité.

Avis à nos grands débatteurs actuels; au lieu de faire des tempêtes dans des verres d'eau, prenez votre courage à deux mains et allez expliquez la malfaisance de ce système capitaliste, cela vous sortira de vos ténèbres.