L e cardinal Lustiger est mort.Des hommages lui sont rendues.

Cet homme a traversé avec sa famille une des pires périodes de l'inhumanité. Rappelons ce que disait Aragon "celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas" et qui luttaient ensemble contre la bête immonde. Lustiger a choisi son chemin comme tout homme de conviction.

Je ne partage pas ses convictions et encore moins celles du temporel où tout au long de son sacerdoce il fit preuve de conservatisme.

Conservatisme car ce cardinal a tenu le haut du pavé concernant toutes les thèses venant du Vatican concernant l'évolution des moeurs et notamment la contraception.

Sarkozy, l'académicien Druon, et un pléiade de de réactionnaires seront présents ce jour pour lui rendre hommage.

Tout ce beau monde nous ramène au sabre et au goupillon. La religion pour se prosterner et s'agenouiller devant le capital, une justice pour maintenir les privilèges, une police pour surveiller les gueux.

On va me dire que j'exagère, mais ce matin, en écoutant les aboyeurs de la radio et de la télévision faire l'hommage religieux à Lustiger, je repensais à cette période de ma jeunesse des années 50, en pleine guerre froide où on nous envoyait des missionnaires religieux jusqu'au plus petit village pour prêcher contre les laïcs, les communistes, les athées.

Que le Président de la république aille aux obsèques d'un des siens ne me gêne pas mais qu'on en revienne à la religiosité comme principe dans une république ou une Europe où l'on veut imposer à son fronton ces valeurs, m'amène à penser que ce régime Sarkozien est bien celui d'un libéralisme aux accents américains ou les sectes religieuses organisent la vie politique.

Laïcs réveillons-nous !